Eau-forte

I- PREPARATION DE LA PLAQUE (polish /blanc de meudon /vernis siccatif )

La plaque de zinc brute doit être nettoyée :

Le polish et le blanc de meudon sont des substances destinées à dégraisser, polir le métal.
La plaque successivement enduite de ces apprêts est essuyée au chiffon doux, rincée et séchée.

Le vernis à couvrir ou vernis siccatif

Le nettoyage permet l’adhérence du vernis.
Un vernis opaque, brunâtre est ensuite appliqué en couche uniforme à l’aide d’un pinceau doux sur toute la surface de la plaque de zinc. Au recto, vernis ultrafllex, au verso, vernis siccatif.

II- LE DESSIN (différents outils peuvent être utilisés : pointe, burin, roulette) Le dessin peut être réalisé dans le vernis avec un outil en acier qui abîmera, creusera le vernis à son passage (d’une façon plus ou moins prononcée selon l’outil utilisé ), découvrant partiellement le métal.

III- LE PROCESSUS DE MORSURE (bac à acide, perchlorure de fer, solvant)bac à acide ventiléIl s’agit à présent de graver le motif dans le métal : la plaque dessinée est donc immergée dans un bain de perchlorure de fer. La solution creuse uniquement les parties mises à jour.
La durée d’immersion dans l’acide déterminera la profondeur des entailles (donc l’intensité des traits lors du tirage : plus le temps est court, plus la morsure est faible, plus le trait est fin).
Cette opération peut être répétée plusieurs fois.
Une fois le motif gravé, la plaque peut être nettoyée de son vernis à l’aide d’un solvant ( white spirit ) et rincée à l’eau claire.

Un vernis de retouche peut être utilisé pour regraver la plaque ainsi qu’un vernis à remordre pour une nouvelle attaque en profondeur.


IV- L’ENCRAGE
(plaque chauffante, encre taille douce, rouleau, tarlatane)

Le procédé de mise en couleurs nécessite la chauffe préalable de la plaque de zinc sur une plaque chauffante spéciale équipée d’un thermostat (30 à 120°c).
L’encre est ensuite appliquée sur la surface de la plaque à l’aide de rouleau.
Cette opération de cuisson assure la pénétration optimale de l’encre dans le sillon gravé en réduisant sa compacité mais non sa viscosité.
L’encre est ainsi retenue dans les creux et le surplus essuyé avec de la tarlatane, un tissu à large trame

V- L’IMPRESSION (presse, feutre d’impression, bac à eau, papier pour gravure)

La presse permet l’impression des plaques appelées matrices
Une feuille de papier humide est disposée sur la plaque encrée entre deux feutres d’impression.
La presse est actionnée au moyen d’une manivelle.
Engrenage silencieux, plateau en duralumin au déplacement horizontal entraîné par des roulements fait glissé l’ensemble entre deux cylindres d’acier (supérieur et inférieur).
La pression exercée sur le tout, le papier pénètre dans les sillons et absorbe l’encre.
L’impression est alors réalisée et peut être reproduite à l’infini.

VI- SECHAGE (séchoir)

Les tirages exécutés doivent être protégés, disposés à plat entre deux feuilles de papier et recouverte d’un poids afin d’éviter que le papier ne gondole lors du temps de séchage.