DRAC Lorraine

L’EDUCATION ARTISTIQUE EN MILIEU SCOLAIRE

>Par Monique CHERRIER et Valérie BALTHAZARD

CADRE DE L’ACTION

DRAC Lorraine

La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) représente le Ministère de la Culture dans la région, sous l’autorité du préfet de région. Elle met en oeuvre la politique du Ministère.
Une des priorités du Ministère de la Culture est l’accès du plus grand nombre aux manifestations artistiques et aux richesses du patrimoine. Il soutient par conséquent des projets en milieu scolaire et universitaire permettant d’apporter une éducation artistique de qualité, de contribuer à l’élargissement des publics et à l’aménagement du territoire.
L’éducation artistique est transversale, partenariale et interministérielle: elle concerne toutes les directions du ministère, mais également tous les autres ministères qui ont en charge l’enfance et la jeunesse.
C’est plus précisément la DDAT, Direction pour le développement et l’aménagement du territoire qui définit et organise cette politique au plan national.
Un chargé de mission pour l’éducation artistique est mis à la disposition du Directeur Régional des Affaires Culturelles par le Recteur de l’Académie. Il est chargé d’instruire toutes les demandes de subvention liées à des projets menés en partenariat dans les établissements scolaires et universitaires de la région (académie de Nancy-Metz).
Son activité se réfère aux accords conclus entre les deux ministères, en particulier, la loi n°88-20 du 6 janvier 1988, le protocole d’accord interministériel du 17 novembre 1993, les circulaires du 22 et 28 juillet 1998.

PRINCIPES DE L’ACTION

>Intervention d’un artiste ou d’un acteur culturel: (arrêté du 10 mai 1989) Ce partenaire doit être un professionnel rattaché à une équipe artistique. Son C.V. et si nécessaire des photos d’oeuvres permettent aux conseillers sectoriels de donner un avis sur sa participation. La création contemporaine est un critère important dans l’acceptation d’un partenaire.

>Existence d’un partenariat : Les actions doivent être préparées, conduites et évaluées en collaboration à la fois par un enseignant ou une équipe éducative et un artiste ou une équipe artistique.

>Durée et cohérence : Les projets ponctuels sont écartés au profit d’actions comptant au minimum 20 heures de travail auprès des enfants, et ce en liaison avec un projet global d’établissement. La continuité entre le temps scolaire et les temps péri et extra-scolaire doit être perceptible dans les projets.

>Aménagement du territoire : Les projets impliquant une participation coordonnée des collectivités territoriales dans une logique de développement des zones défavorisées et de meilleure organisation des ressources culturelles sont retenus en priorité.
>Les objectifs sont tournés en premier vers l’acquisition des langages culturels et le contact avec les oeuvres : les activités à caractère occupationnel ou destinées prioritairement à préparer des spectacles n’entrent pas dans le champ de l’éducation artistique voulu par le Ministère de la Culture et de la Communication.

QUELQUES EXEMPLES D’ACTIONS

>L’atelier de pratique artistique dans les écoles, collèges et d’expression artistique en lycée.
Projet artistique et pédagogique sur l’année, avec des élèves volontaires. (un cahier des charges est à respecter)

>La classe culturelle, classe du patrimoine, ou classe d’initiation artistique.
Une classe entière qui se déplace durant une semaine avec un projet artistique ou patrimonial.

>L’option
enseignement artistique donnant lieu à une évaluation, éventuellement au bac, avec l’apport d’un partenaire culturel durant l’année.

>La convention de jumelage.
Une structure culturelle et un établissement scolaire se lient par contrat pour mener à bien sensibilisation, projets et diffusion de spectacles auprès des jeunes.

>Le plan local d’éducation artistique.
Convention entre une commune (ou groupe de commune), la DRAC, le Rectorat et si possible les autres collectivités (département, région) pour organiser sur le territoire concerné toutes les actions de sensibilisation, création, diffusion et formation de manière à ce que tous les enfants et adolescents en bénéficient.

>Le contrat éducatif local.
Convention entre une commune et l’état : Direction de la Jeunesse et des sports, Inspection académique, Drac, incluant toutes les activités éducatives, notamment culturelles des 6 à 16 ans en temps périscolaire et extrascolaire.

>Le développement des services éducatifs des structures muséales et patrimoniales.

PROCEDURE

Les projets s’élaborent en commun entre les partenaires enseignants et professionnel de la culture, ils doivent s’intégrer au projet d’établissement. Les conseillers pédagogiques aident à leur construction. Les dossiers sont à retirer à l’inspection académique pour les classes élémentaires, à la DRAC pour les autres projets. Dans tous les cas, l’accord de l’inspection et/ou du rectorat est un préalable. Le dépôt des demandes à la DRAC doit s’effectuer avant fin novembre pour un projet se déroulant dans le courant de l’année civile suivante.
C’est une commission mixte, éducation nationale culture qui décide des aides proposées. (la décision finale appartient au préfet).
Les critères d’acceptation sont le professionnalisme du partenaire artistique, son appartenance à une équipe artistique et sa capacité à travailler en partenariat, la qualité du projet et les démarches favorisant la rencontre avec les oeuvres, principalement contemporaines.