La sculptrice et plasticienne française Louise Bourgeois est morte, lundi 31 mai, à New York, à l’âge de 98 ans, a indiqué son agent, Wendy Williams. Elle est morte au centre médical Beth Israel de New York, deux jours après une attaque cardiaque.
La fondation italienne Emilio e Annabianca Vedova, qui prépare à Venise une exposition sur elle, a peu après confirmé le décès de cette figure majeure du panorama artistique contemporain.
« C’est avec une profonde douleur que la Fondation Emilio e Annabianca Vedova apprend la nouvelle de la disparition de Louise Bourgeois, une des figures les plus grandes et les plus significatives du panorama artistique de notre époque », a déclaré la fondation dans un communiqué. Pour Louise Bourgeois « la vie coïncidait avec son art et elle continue de vivre à travers son œuvre », a déclaré son président, Alfredo Bianchini, rendant hommage à sa « grande énergie » et sa « capacité créative ».
La fondation s’apprête à inaugurer vendredi l’exposition d’œuvres inédites de l’artiste intitulée « Louise Bourgeois. The Fabric Works » sur laquelle elle « est intervenue activement, jusqu’à il y a deux jours », a ajouté M. Bianchini.
Louise Bourgeois, née en France, vivait à New York depuis 1938, depuis son mariage avec l’historien d’art américain Robert Goldwater (1907-1973). Elle a participé à différents courants artistiques, d’abord aux Etats-Unis sous l’influence du surréalisme des immigrants européens et se dédiant, à partir des années 1960 à la sculpture en métal, réalisant notamment de grandes installations pour traiter de la sexualité, de la famille et de la solitude. Ses représentations de la maternité sous forme d’araignées sont parmi ses œuvres les plus caractéristiques.
Source:Le monde.fr